Souffrance provoquée par la perte ou la séparation, quelle qu’en soit la nature. Il s’agit du processus psychique mis en oeuvre pour traverser cette épreuve difficile. A chacun son rythme, son degré d’accueil et de vulnérabilité face aux événements, ou selon nos capacités psychologiques.

Ne mettez pas d’obstacle au mouvement de la douleur. Laissez-le mûrir.

Jiddu Krishnarmurti

Existe-t-il des deuils impossibles au point de ne pouvoir entrevoir la lumière au bout du tunnel ?

Le genre de deuil où la tristesse a obscurci même les étincelles d’espoir les plus infimes. Un profond et lourd sentiment de vide s’installe. Une peine si immense qu’elle serait comparable à une plaie qui suppure en permanence. Une plaie béante. Il ne s’agit plus d’une égratignure ou d’une simple ecchymose, mais le genre de plaie qui engage le pronostic psychique dans une spirale infernale. Où toute lueur est ternie par une vive douleur.

Une douleur lancinante qui nous rappelle à l’ordre à chaque pensée, chaque fois que l’on ferme les yeux. Des ruminations telles qu’un cauchemar qui défile en boucle.

Un sujet, qui à chaque fois évoqué provoque une amertume. Une boule dans la gorge, de la lave en fusion, impossible à avaler ou recracher. Elle ne peut être ni extirpée ni dissoute.

Même soignée et libérée, elle laisse derrière elle une cicatrice indélébile. Elle rappelle le passé, elle perturbe le présent et obstrue le futur.

Un passé récurrent, lancinant et troublant. Ne cessant de hanter. Planant comme un sombre nuage sur la tête ou une épée de Damoclès. Se faisant l’écho d’une peine accablante.

Un présent impacté, embué et déconnecté de sa vie. Assombri par les peines et pertes. Comme vivre à côté de sa propre vie, en spectateur. Un figurant de son quotidien, un être errant, une âme blessée qui ne demande qu’à goûter à sa part de lumière. Lumière qu’elle pense ne plus jamais entrevoir.

Un futur inconcevable en l’état. Un lourd et épais rideau filtrant toute lumière. Un voile tendu entre soi et les opportunités destinées. S’empêchant de voir toute beauté. Flouté et dissimulé par l’étendard de la mélancolie. Incapable de recevoir les cadeaux de la vie, pas de place au don ni à la gratitude.

Quant à l’absence, ce vide qui pèse. Cette sensation d’étreinte qui fait suffoquer. Une absence pour compagne, irritante et corrosive, elle attise et ravive les plaies. Elle a pour écho une solitude profonde, à la fois désarmante et désespérante. Privé(e) de légèreté, de repos et de sérénité l’absence tourmente, l’absent manque. L’objet de la tristesse présente par son absence manifeste, empli de désespoir.

Les étapes nécessaires

Dans les années 60, la psychiatre Elisabeth KÜBLER-ROSS a décrit le processus de deuil en 5 étapes :

  • Déni : Phase initiale du processus, se caractérisant par un refus de la réalité et un grand besoin d’un temps d’adaptation à la situation.
  • Colère : Sentiment d’injustice où l’on ne tolère sa propre impuissance dans le contrôle des événements.
  • Négociation : Le sujet est prêt à marchander, sacrifier ou compenser pour échapper à la funeste réalité.
  • Dépression : Certainement l’étape la plus longue et difficile du processus, objet du présent article.
  • Acceptation : La clé des maux. Phase de reconstruction après avoir sombré, une fois atteint permet de cicatriser et se libérer.

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Une pointe d’espoir

Et un beau jour, nous décidons que tout ceci à trop duré. Une vie vouée au deuil et à la souffrance ne vaut pas la peine d’être vécue. Trop coûteux en énergie et délétère à sa santé. La tristesse est une émotion, donc une information, qui doit être écoutée et traitée avec égard ; et non brandie tel un étendard. Et aucune douleur n’est permanente.

Nous aurions tout intérêt à nous traiter avec compassion et douceur, ou tout simplement avec amour. Être un bon ami pour soi, un compagnon bienveillant et indulgent. L’amour de soi peut surmonter toute montagne de douleur, elle peut faire face à toute attaque à sa personne. Ne soyons pas complice de nos bourreaux en devenant un des leurs, un ennemi pour soi.

Accepter c’est se libérer, ne plus être passif et reprendre le dessus.

A tous nos chagrins, peines, tristesses et douleurs de tout genre puissiez-vous trouver le chemin de la délivrance et savourer la paix.

Aime-toi avec sincérité !

A celui dont le souvenir fait vaciller, aimer n’est point torture mais volupté et sérénité.

Mahany


Mahany

Je suis passionnée de lecture, je rêve d'écrire de façon assidue. Je m'intéresse aux voyages et à la nature. J'aime aussi le cinéma et les sorties culturelles. Je suis à la recherche constante d'amélioration de ma personne, de savoirs, et j'aime partager mes bons plans. Au plaisir de vous lire. Mahany

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